L’évaluation du préscolaire au Maroc
Réalisée par l’Instance Nationale d’Évaluation auprès du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique, en partenariat avec l’UNICEF, cette évaluation analyse la situation de l’enseignement préscolaire au Maroc dans un contexte de transformations structurelles.
Elle porte sur la qualité des environnements d’apprentissage, les conditions d’accueil et les pratiques pédagogiques, ainsi que sur les compétences socio-émotionnelles et cognitives, et les fonctions exécutives développées par les enfants à la fin du préscolaire, en tenant compte de la diversité des milieux (urbains et ruraux) et des modes d’offre (public, partenariat, privé et non structuré).
Le rapport s’articule autour de plusieurs axes couvrant la méthodologie d’évaluation, les politiques publiques et la dynamique de généralisation du préscolaire, l’évaluation des compétences précoces, l’environnement d’apprentissage, les profils et conditions professionnelles des éducatrices et éducateurs, les pratiques éducatives, ainsi que les défis et perspectives.
Sur le plan méthodologique, l’évaluation adopte une approche globale combinant analyse documentaire, examen des référentiels juridiques, revue de la littérature internationale et collecte de données de terrain quantitatives et qualitatives. Elle mobilise le cadre international MELQO, adapté au contexte marocain, et repose sur une évaluation à double volet portant sur les acquis des enfants et la qualité des environnements d’apprentissage.
L’évaluation porte sur un échantillon représentatif de 871 enfants répartis dans 180 unités représentant les différents types d’enseignement préscolaire. Elle concerne également 180 éducatrices et éducateurs, 180 responsables d’établissements, 624 parents, ainsi que 180 séances d’observation en classe.
Colloque international sur « La violence en milieu scolaire : connaissances, politiques et pratiques »
En marge de la Journée internationale contre la violence et le harcèlement en milieu scolaire, qui a eu lieu le jeudi 2 novembre 2023, le Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique (CSEFRS) a organisé, en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), les 1er et 2 novembre 2023, un colloque international sur le thème : « La violence en milieu scolaire : connaissances, politiques et pratiques », au siège du Conseil à Rabat.
Ce colloque avait pour objectif d’aboutir à des recommandations concrètes pour lutter contre et prévenir la violence en milieu scolaire. À cet effet, ses travaux ont examiné, à la lumière des expériences nationales et internationales, les domaines clés où des changements pouvaient et devaient être opérés. Cette rencontre visait ainsi à contribuer à la construction et à la mise en commun de connaissances susceptibles de promouvoir un environnement scolaire sain, sûr et respectueux, dans lequel les élèves puissent évoluer dans les meilleures conditions d’apprentissage et de développement personnel.
Les travaux de cette rencontre se sont appuyés notamment sur les résultats de l’étude sur la violence en milieu scolaire au Maroc, menée par le CSEFRS en partenariat avec l’UNICEF. Ces résultats, présentés pour la première fois, ont permis de mener une réflexion visant à identifier les initiatives, les bonnes pratiques et les modèles éducatifs favorisant la non-violence, dans une perspective comparative et interdisciplinaire. L’objectif était d’identifier les principaux facteurs de réussite ainsi que les freins aux réponses efficaces en matière de prévention et de lutte contre la violence en milieu scolaire au Maroc.
À cette fin, le colloque a réuni des experts et des praticiens de différents pays et de divers horizons — notamment en éducation et en droits de l’enfant —, des sociologues, des psychologues, des acteurs de la société civile, des chercheurs et universitaires, des décideurs politiques, ainsi que des représentants d’organisations internationales et des professionnels de l’éducation. Il a également connu la participation de la Représentante spéciale des Nations Unies chargée de la question de la violence contre les enfants.
Avis du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique concernant le projet de loi relatif à l’enseignement supérieur, à la recherche scientifique et à l’innovation
Les recommandations formulées par le Conseil visent à approfondir la vision structurante du système de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique , les choix stratégiques majeurs et la philosophie même du projet de loi, en insistant sur la nécessité pour le nouveau texte législatif d’aller au-delà des réformes partielles et de garantir une transformation tangible du système de l’enseignement supérieur qui prenne en compte notamment : l’autonomie de l’université et son rôle moteur en tant que choix stratégique ; l’articulation entre l’action académique et le développement nationale et territorial ; les exigences de la transition numérique ; le renforcement de la bonne gouvernance, du financement et de l’évaluation ; la clarification des relations entre les secteurs public et privé,
en focalisant sur la place centrale de l’étudiant au sein d’un modèle pédagogique innovant et de caractère central
| Date de saisine du Conseil | janvier 2025 |
| Date de publication de l’avis | mai 2025 |
| Mots clés | Passage de la réforme à la transformation/ rôle moteur de l’université/l’université levier de développement territorial/centralité de l’apprenant-étudiant/mobilité flexible/ centralité du modèle pédagogique/ schéma directeur national d’orientation et schémas régionaux/équité en matière de la connaissance /capacité de prise de décision collégiale / établissements de l’enseignement numérique/souveraineté numérique/ souveraineté cognitive/transition numérique de l’enseignement supérieur/ intégrité académique/culture d’œuvrer suivant une charte déontologique/ dimension morale dans l’utilisation de la technologie/ charte contractuelle des métiers de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. |
Avis du Conseil supérieur de l’éducation, de la formation et de la recherche scientifique concernant les référentiels des emplois et compétences du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation »
Le Conseil recommande en outre de concevoir ces référentiels dans le cadre d’une vision d’ensemble de la réforme, telle que définie par la loi-cadre 51.17, en cohérence avec les autres composantes du système national d’éducation, de formation et de recherche scientifique. Cette démarche devrait s’inscrire dans un plan intégré de gestion des parcours professionnels, adapté aux spécificités de l’administration centrale, des universités et des établissements universitaires.
Enfin, le Conseil considère que de tels référentiels nécessitent un fondement juridique explicite, inscrit dans le texte législatif régissant l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et l’innovation, afin de garantir l’efficacité professionnelle recherchée.
| Date de saisine du Conseil | 22 janvier 2025 |
| Date de publication de l’avis | mai 2025 |
| Mots clés | Rendement professionnel des cadres / Transformation des missions académiques, scientifiques et administratives / Corrélation entre droits et obligations / Planification stratégique globale des RH / Classification des fonctions selon les familles professionnelles / Adaptation avec la réalité professionnelle universitaire / Missions du futur / Identification des compétences émergeantes / Description fonctionnelle des compétences / Unification des parcours de qualification professionnelle/ Conception proactive de gestion des fonctions et compétences / Mobilité professionnelle/ Gestion équitable des parcours professionnelles / Carte des connaissances spécialisées / Modèle d’administration intelligente et des compétences numériques / Planning de révision périodique des référentiels / Valeurs et déontologie de la profession ./. |
Évaluation externe de la phase expérimentale du projet « Des écoles pionnières »
Ce rapport restitue les résultats de l’évaluation externe de la phase expérimentale du projet des « écoles pionnières ». Réalisée par l’Instance Nationale d’Évaluation auprès du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique (INE-CSEFRS), à la demande du Ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports, cette étude est fondée sur une enquête menée à la fin de l’année scolaire 2023-2024, et vise essentiellement à analyser la conformité de la phase expérimentale avec les objectifs initialement fixés, tout en identifiant les points forts ainsi que les défis à relever notamment lors de la phase de généralisation. L’objectif de cette évaluation est d’apprécier le potentiel de l’initiative des « écoles pionnières » dans l’amélioration des pratiques pédagogiques, les acquis des élèves et l’environnement des apprentissages, entre autres. À ce titre, elle permet de nourrir une réflexion approfondie, non seulement pour valider les acquis de la phase pilote, mais également pour informer les orientations futures.
Ce rapport est accompagné d’un rapport méthodologique qui documente les fondements techniques et analytiques de l’évaluation.
Télécharger le rapport d’évaluation
L’Atlas territorial de l’infrastructure scolaire
L’Atlas territorial de l’infrastructure scolaire constitue le septième Atlas élaboré par l’Instance Nationale d’évaluation auprès du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique (INE-CSEFRS) CSEFRS. Il fournit une évaluation détaillée de l’état des infrastructures dans les établissements d’enseignement scolaire, en mettant en lumière les disparités territoriales et les enjeux liés à la qualité et la disponibilité des infrastructures nécessaires au développement et au bon fonctionnement de ces établissements à l’échelle régionale, provinciale et communale. Cette évaluation repose sur un indice composite élaboré par l’INE-CSEFRS, qui permet d’analyser de manière rigoureuse et objective la qualité et la disponibilité des infrastructures scolaires. Cet Atlas constitue ainsi un outil stratégique pour améliorer l’équité territoriale et garantir à chaque élève des conditions d’apprentissage convenables, quel que soit son lieu de résidence.
L’ORIENTATION DANS LE SYSTÈME D’ÉDUCATION ET DE FORMATION
Ce rapport thématique présente les résultats de l’évaluation de l’orientation dans le système d’éducation et de formation marocain menée par l’Instance Nationale d’Évaluation auprès du Conseil Supérieur de l’Éducation, de la Formation et de la Recherche Scientifique. Cette évaluation a pour objectif de remettre la question de l’orientation au centre des préoccupations dans la réforme du système d’éducation et de formation, et de souligner la nécessité de penser l’orientation de manière systémique.Le rapport définit un modèle d’orientation fluide, adapté et intégré, qui s’inscrit pleinement dans la vision stratégique de la réforme 2015-2030, à la lumière de l’examen de la fonction d’orientation aux niveaux national et international, et présente les résultats d’une évaluation de la performance du système d’orientation actuel. Cette évaluation aborde trois aspects clés du système éducatif : le rendement interne en matière d’acquis scolaire, les parcours des collégiens, et l’orientation du secondaire qualifiant vers l’enseignement supérieur universitaire. Ce rapport offre également un diagnostic détaillé des acteurs et structures qui composent le système d’orientation marocain pour mieux le situer par rapport au modèle souhaité.
En plus des documents réglementaires et administratifs et de la recherche bibliographique, cette évaluation s’appuie sur les bases de données des enquêtes d’évaluation des acquis et compétences nationales (PNEA-2016, PNEA-2019) et internationales (PISA-2018, PISA-2022) ainsi que les données extraites de Massar en 2020 par le ministère de l’Éducation, du Préscolaire et des Sports. Les résultats d’une étude qualitative auprès des acteurs du système d’orientation en 2020 dans les régions de Rabat-Salé-Kénitra et Marrakech-Safi ont également alimenté ce rapport.
Après avoir examiné les performances du système scolaire et les parcours des collégiens, le rapport s’intéresse ensuite à la transition vers l’enseignement supérieur, en s’appuyant sur un croisement entre les branches de baccalauréat et les filières universitaires
Après avoir examiné les performances du système scolaire et les parcours des collégiens, le rapport propose une analyse approfondie de la transition entre le secondaire qualifiant et l’enseignement supérieur, en croisant les spécialités du baccalauréat avec les filières universitaires. Il met en évidence une certaine cohérence dans les choix d’orientation, notamment chez les bacheliers scientifiques qui s’inscrivent majoritairement dans des filières scientifiques. Toutefois, cette continuité masque des logiques d’affectation souvent figées, où la spécialité du baccalauréat conditionne fortement l’accès aux filières, limitant ainsi les possibilités d’explorer d’autres voies en accord avec les aspirations des étudiants. Le rapport souligne que cette rigidité constitue un frein à la construction de parcours diversifiés et personnalisés dans le supérieur.
Dans cette perspective, le rapport appelle à repenser l’orientation universitaire selon une logique plus ouverte et plus souple. Il insiste sur l’importance d’un système d’orientation fondé sur les projets personnels, permettant à chaque étudiant de faire des choix éclairés et évolutifs. Il met en avant la nécessité de développer des passerelles entre les filières et les établissements, afin de favoriser la réorientation et l’adaptation des parcours. Toutefois, le rapport souligne que la concrétisation de ces objectifs reste tributaire de plusieurs conditions, notamment la disponibilité de ressources humaines qualifiées, la mise en place de dispositifs d’accompagnement adaptés et la coordination effective entre les acteurs du système éducatif et universitaire.





















