Le Conseil, dans son avis sur ce projet de décret, estime que même si les dispositions réglementaires proposées revêtent un caractère organisationnel et opérationnel, elles fondent néanmoins une nouvelle organisation pédagogique porteuse d’une orientation stratégique qui impacterait les piliers de l’organisation pédagogique de l’enseignement supérieur et modifierait le système « Licence-Master-Doctorat » (LMD).
A travers cet avis, le Conseil formule un ensemble d’observations et de recommandations qui pourraient contribuer à préciser davantage les déterminants de cette réforme et prévoir les mesures d’accompagnement visant la garantie des conditions de réussite de ce chantier.
L’élaboration d’une loi organisant l’enseignement scolaire dans sa globalité et sa complémentarité avec les autres composantes du SEFRS revêt une importance capitale. Elle s’inscrit dans un contexte national marqué par la préparation de la mise en œuvre des orientations du Nouveau Modèle de Développement et dans une conjoncture internationale où les systèmes éducatifs, suite à la pandémie du Covid-19, subissent des transformations multiples et complexes. Les effets de la crise sanitaire ont, en effet, imposé au monde entier l’introduction d’un renouveau dans leurs approches et l’orientation irrévocable vers l’intégration du numérique dans toutes les dimensions du système éducatif.
A travers cet avis, le Conseil propose une contribution visant l’enrichissement des dispositions du projet de loi n° 59.21 et la clarification des choix qui seront adoptées, ainsi que les modèles organisationnels et les mécanismes prévus pour la mise en œuvre effective de la réforme. Il prend en considération les principales finalités de la réforme visant la promotion d’une école publique marocaine qui met l’apprenant au cœur de ses préoccupations et cherche à concrétiser les objectifs d’équité, d’égalité des chances, de qualité et de promotion de l’individu et de la société.
Cet avis formule des recommandations visant l’enrichissement du projet de loi afin que cette dernière soit porteuse de dispositions législatives nécessaires aux changements escomptés dans le mode de gouvernance territoriale du système d’enseignement scolaire, et intègre les impératifs de la décentralisation, de la déconcentration et de la régionalisation avancée.
Dans cet avis, le Conseil souligne l’importance de la révision profonde des missions et de l’organisation de ces établissements publics, lesquels jouent un rôle déterminant dans la concrétisation des politiques publiques, en tant qu’organes administratifs et éducatifs chargés de la gestion territoriale du système d’enseignement scolaire, et auxquels incombe la responsabilité d’assurer une offre d’éducation généralisée, inclusive, de qualité et centrée sur l’apprenant. Cette révision devrait permettre l’instauration d’une « nouvelle génération d’AREF ».
Le Conseil, à travers cet avis, propose une contribution pour enrichir et affiner les dispositions législatives du projet de loi et pour renforcer son alignement avec les prérequis de la réforme et son référentiel. Ses propositions appellent à l’adoption d’une approche globale, alignée avec les principes et fondamentaux de la réforme et capable d’induire des changements tangibles dont la portée permettrait à l’université marocaine de relever les défis de la transformation de son environnement national, régional et international.
Le Conseil recommande ainsi d’enrichir le texte juridique avec des dispositions pouvant permettre d’instaurer un nouveau système d’enseignement supérieur et de recherche scientifique capable de servir de principale locomotive dans l’effort d’intégration du pays dans la société du savoir, de développement de son capital humain et d’atteinte des ambitions du nouveau modèle de développement.
Le présent avis vise l’enrichissement des dispositions du projet de décret et l’amélioration de son alignement avec les fondamentaux de la réforme du SEFRS.
Les recommandations formulées par le Conseil proposent l’intégration des éléments nécessaires à la définition des applications de l’ingénierie linguistique, compte tenu de l’importance que revêt cet aspect de la réforme pédagogique et son un impact déterminant sur sa mise en œuvre.
Le présent avis s’articule autour d’un ensemble de propositions et de recommandations qui visent à contribuer à l’explicitation des contenus du projet de décret afin qu’il réunisse les conditions nécessaires à son alignement avec les principes et fondamentaux de la réforme.
L’avis souligne également l’importance des curricula et des programmes en tant que levier essentiel d’amélioration de la qualité de l’éducation et de la formation, lequel levier constitue l’un des trois piliers de la réforme aux côtés de l’équité et de la promotion de l’individu et de la société.
L’avis du Conseil constitue une contribution à la réflexion sur la question de l’orientation dans la perspective de se conformer aux finalités et principes prévus par la loi-cadre 51.17. Les recommandations du Conseil mettent en avant les exigences de la réforme pédagogique et la révision globale requise du système d’orientation.
L’avis du Conseil recommande d’affiner le référentiel des emplois et des compétences et de l’enrichir pour y intégrer les éléments requis par à un référentiel d’un métier éducatif qui exige des compétences spécifiques et de haut niveau. Ce métier puisqu’il concerne la prise en charge d’enfants à un âge critique et très sensible de leur développement, requiert une grande capacité d’adaptation et d’initiative, ainsi qu’une autonomie pour interagir positivement avec la diversité et la pluralité des situations et des besoins des enfants.
L’étude PNEA 2019 cible les élèves de la 6ème année primaire et ceux de la 3ème année secondaire collégiale. Elle porte sur l’évaluation des acquis des élèves en Langues, Mathématiques et Sciences. Pour la 6ème année primaire, il s’agit d’évaluer les acquis des élèves en Arabe, Français, Mathématiques et Eveil scientifique.
Le choix de ces niveaux se justifie par le fait que le premier niveau présente la fin de l’enseignement primaire et le second marque la fin de la scolarité obligatoire.
L’étude PNEA_2019 constitue donc une évaluation des acquis des élèves à des moments clés de la scolarité. En plus, elle survient quatre ans après la mise en œuvre de la Vision Stratégique 2015_2030, permettant de la sorte d’apprécier les efforts déployés pour atteindre les objectifs fixés pour la réforme du système éducatif.
L’Atlas régional du PNEA-2019 présentent des graphiques et des cartes qui ont été conçus pour se prêter à divers niveaux de comparaisons et résumer une quantité importante d’informations en lien avec cette thématique et qui ne figure pas dans le rapport analytique du PNEA. L’Atlas régional du PNEA-2019, qui accompagne ce rapport analytique, dresse un état des lieux régional juste avant la pandémie causée par la Covid-19.
A la différence du rapport analytique, cet Atlas se focalise particulièrement sur le niveau régional et met en évidence le lien entre le niveau des acquis scolaires avec certains facteurs qui impactent la qualité de l’enseignement. Cette édition régionale de l’Atlas du PNEA s’intéresse particulièrement à deux matières. Il s’agit des mathématiques et de la langue française, qui présentent plus de disparités sur le plan régional. Ses représentations graphiques et cartographiques permettent de disposer de données plus détaillées avec une vision claire et globale. Cet atlas aborde également l’articulation entre le niveau des acquis des élèves et « le niveau socioéconomique et culturel des élèves » et « le niveau de la gestion des comportements en classes ».
La densité de l’information des représentations et des illustrations de l’Atlas régional du PNEA-2019, qui permet plusieurs angles de lecture, peut en effet rendre difficile sa compréhension par un lecteur non spécialiste. Néanmoins, un guide de lecture a été présenté au début de cet Atlas pour faciliter la compréhension de ses visualisations graphiques et cartographiques. Cet Atlas est ainsi destiné en particulier, aux responsables régionaux, aux directions provinciales, aux responsables politiques, aux collectivités locales, aux acteurs du système d’éducation et de formation dans toutes les régions du Maroc ainsi qu’aux chercheurs et à toute personne s’intéressant à l’évaluation des acquis scolaires des élèves.